Télésecrétariat médical pour les professionnels de santé

Être rappelé

Comment gérer les appels des patients sans interrompre vos consultations ?

Le téléphone sonne pendant que vous examinez un patient. Vous décrochez, ou vous laissez sonner, et dans les deux cas quelqu’un attend. Il existe plusieurs façons de reprendre la main sur ces appels, des plus simples aux plus complètes.

Que coûte un appel pris en pleine consultation ?

Il coûte de l’attention. Vous perdez le fil avec le patient assis en face de vous, et celui qui appelle n’a qu’une réponse pressée.

Un appel pendant une consultation ne dure pas longtemps. Le problème vient d’ailleurs. Il faut quitter l’examen, écouter, chercher un créneau, revenir. Le patient présent a vu votre regard partir vers le téléphone. Il hésite à reprendre la phrase qu’il avait commencée.

L’appelant n’y gagne pas grand-chose non plus. Il sent que vous êtes occupé. Il abrège, oublie de mentionner un détail, ou rappelle plus tard pour la même question.

Vous le savez déjà, et pourtant vous décrochez. Par réflexe, ou par peur de laisser passer quelque chose d’important. C’est cette peur qu’il faut traiter, plus que le téléphone lui-même.

Ne plus jamais décrocher n’est pas la solution. Il s’agit plutôt de décider à l’avance qui répond, quand, et pour quels motifs.

Quelles solutions existent, de la plus simple à la plus complète ?

De la messagerie au renvoi complet de la ligne, chaque solution règle une partie du problème. Le bon choix dépend du volume d’appels et de votre organisation.

Première option, la messagerie. Elle ne demande aucune organisation, mais elle reporte tout le travail sur vous : les messages s’accumulent, certains sont incomplets, et il faut rappeler chacun. Certains patients raccrochent sans rien laisser.

Vous pouvez aussi fixer des plages de rappel. Vous annoncez sur votre message d’accueil un moment de la journée où vous rappelez, ou où vous décrochez vous-même. C’est simple et honnête vis-à-vis des patients. Il faut juste tenir ce créneau, même les jours chargés.

Avec une secrétaire au cabinet, une personne sur place répond, prend les rendez-vous, accueille. C’est confortable tant qu’elle est là et que le téléphone ne sonne pas plus vite qu’elle ne peut décrocher. Ses congés, ses arrêts et les heures de pointe restent des trous à combler.

Le débordement vers un télésecrétariat va plus loin. Votre équipe garde la main, et les appels qu’elle ne peut pas prendre partent vers une équipe à distance. C’est le principe du débordement d’appels et du remplacement de votre secrétaire. Le renvoi peut se faire à l’heure, à la demi-journée ou à la journée, uniquement sur les plages qui vous posent problème.

Dernière option, le renvoi complet : toute la ligne est renvoyée vers le télésecrétariat, en continu ou sur des périodes choisies. Vos patients composent toujours votre numéro habituel et entendent le nom de votre cabinet. La permanence téléphonique médicale décrit ce fonctionnement en détail. Si vous partez de zéro, notre article sur le standard téléphonique d’un cabinet médical pose les bases.

Qu’est-ce qui mérite d’interrompre une consultation ?

Très peu de choses. Écrivez-les une fois pour toutes, et tout le reste attend la fin de la consultation.

Prenez une feuille et listez les motifs d’appel de la semaine passée. Vous verrez vite qu’une petite partie seulement demande votre réponse immédiate. Le reste se range en trois cas : un rendez-vous à prendre, déplacer ou annuler ; une question qui peut attendre un rappel ; une information à noter dans le dossier.

Pour la petite partie restante, fixez une consigne claire. Quels symptômes ou quelles situations justifient de vous passer l’appel ? Quels patients suivis de près doivent pouvoir vous joindre ? Vers quel confrère orienter si vous n’êtes pas disponible ?

Une règle ne bouge pas : en cas d’urgence vitale, le patient est invité à composer le 15. Ni vous, ni votre secrétaire, ni un télésecrétariat ne remplace ce numéro.

Une fois ces consignes écrites, la personne qui décroche sait quoi faire. Vous n’êtes plus dérangé pour un renouvellement d’ordonnance ou une question d’horaires, et vous savez que les situations sérieuses vous parviendront.

Comment traiter les messages sans y passer la soirée ?

Recevez des messages complets, triés, et traitez-les par lots plutôt qu’au fil de l’eau.

Un message utile tient en quelques lignes : qui appelle, pour quel motif, à quel numéro rappeler, et ce qui a déjà été dit au patient. Un message vocal où le nom est inaudible vous fait perdre plus de temps que l’appel lui-même.

Demandez donc des messages écrits. Par e-mail, ils se lisent d’un coup d’œil entre deux patients. Par SMS, ils arrivent sur votre téléphone sans qu’il sonne en pleine consultation.

Réservez ensuite un moment fixe pour y répondre, en fin de matinée ou en fin de journée. Commencez par ce qui a été signalé comme prioritaire. Les demandes de rendez-vous, elles, n’ont pas à vous parvenir : la personne qui décroche les prend directement sur votre agenda.

Les rendez-vous qui sautent sans prévenir font aussi partie de ces appels du soir. Nous avons consacré un article aux rendez-vous non honorés et aux moyens de les limiter.

Comment choisir la solution adaptée à votre cabinet ?

Regardez vos appels avant de décider. Quand ils arrivent, combien, et pour quoi.

Un cabinet saturé chaque matin n’a pas le même besoin qu’un cabinet calme toute la semaine, sauf pendant les congés de la secrétaire. Le premier a besoin d’un débordement sur quelques heures. Le second, d’un remplacement ponctuel.

Pour y voir clair, notez pendant quelques jours les moments où le téléphone vous dérange le plus. Avec un télésecrétariat, la liste des appels reçus vous donne cette photographie : date, heure, durée, numéro. Elle permet d’ajuster les plages de renvoi au fil des mois, au lieu de tout décider le premier jour.

Commencez petit si vous hésitez. Un renvoi sur les créneaux les plus chargés suffit souvent à retrouver des consultations calmes. Vous élargirez ensuite si le besoin se confirme.

Ce que fait Passerelle Bretagne

Nous prenons les appels que vous ne pouvez pas prendre, selon vos consignes, et nous vous transmettons l’essentiel par écrit.

  • Nous décrochons au nom de votre cabinet, avec le message d’accueil que vous avez choisi.
  • Nous filtrons les appels et vous transmettons les messages par e-mail ou par SMS.
  • Les appels urgents sont transférés ou orientés selon vos consignes.
  • Débordement d’appels : vous renvoyez la ligne à l’heure, à la demi-journée, à la journée, pendant les congés ou en continu.
  • Chaque rendez-vous et chaque message est tracé, et vous disposez de la liste des appels reçus.

Questions fréquentes

Le débordement d’appels remplace-t-il ma secrétaire ?

Non. Votre secrétaire garde la ligne. Nous prenons seulement les appels qu’elle ne peut pas traiter, sur les plages où vous renvoyez la ligne vers nous.

Comment sais-je quels appels ont été pris pendant ma consultation ?

Vous recevez les messages par e-mail ou par SMS. Vous disposez aussi de la liste des appels reçus, avec la date, l’heure, la durée et le numéro de l’appelant.

Que se passe-t-il si un patient appelle pour une urgence ?

L’appel est transféré ou orienté selon vos consignes. En cas d’urgence vitale, le patient est invité à composer le 15.

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